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Marion's Dream
Au royame du rêve, les voyageurs sont rois
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9th-Jun-2009 05:25 pm - Fermeture et réouverture ailleurs
Enju
Ce blog ferme mais rouvre à l'adresse suivante : http://marionsdream.canalblog.com/

Les raisons principales : des difficultés pour poster des commentaires ou pour ouvrir les images.

Petit à petit, je vais faire immigrer le contenu présent ici sur canalblog, où je suis en cours de décoration.



16th-May-2009 04:28 pm - [Livre] Passe-musée
printemps
Et voilà, j'ai terminé Passe-musée, passe-temps, passe-passe et passementeries de Frédéric Clément dont j'avais mentionné l'achat dans un billet au sujet de son Museum.

                                                            


                           


D'abord, l'objet en lui-même vaut qu'on s'y attarde. La couverture tournée, on découvre en effet à gauche un dépliant reprenant la liste des musées parisiens visités dans l'histoire et relevant les oeuvres mentionnées par l'auteur. A droite, on s'aperçoit que le livre est divisé en deux bandes horizontales dont la fonction est vite révélée. Ainsi, la narration s'étire sur la bande du haut, tandis que sur celle du bas défilent les oeuvres d'art rencontrées.

Le récit commence sur les marches du Petit Palais (ça me rappelle une chansonnette) avec un petit paquet de temps égaré que ramasse Monsieur Vincent, notre poète narrateur au grand coeur qui part aussitôt en quête du propriétaire tête en l'air. Et cet enquête le mène donc de statues en tableaux et en objets d'art à travers onze musées de Paris, connus ou moins connus. A savoir, le Petit Palais, le Musée Galliera, le Musée d'Art moderne, le Musée Cernuschi, la Maison Balzac, le Musée de la Vie romantique, la Maison de Victor Hugo, le Musée Cognac-Jay, le Musée Bourdelle, le Musée Zadikine et, pour finir, le Musée Carnavalet.
Monsieur Vincent interroge, sollicite, est plus ou moins mal reçu, entend beaucoup parler du Grand Défilé pour la Muse des Musées, dont je tairai l'identité dévoilée à la fin. Il assiste aux répétitions et autres astiquages pour que tout soit parfait le grand soir. Ici répète l'homme fort du cirque, là un berger mène son troupeau de citrons noirs, ailleurs les théières d'argent mènent leur cavalcade à grand train, plus loin les souliers minuscules servent de fragiles gondoles...

L'ensemble est goûteux et émoustille aussi bien l'oeil (qui reconnaît ça et là quelques oeuvres) que le sens littéraire qui s'amuse à déceler les moindres références (et il y en a !). Bref cela forme une lecture plaisante et amusante puisqu'il faut suivre les images en même temps sous peine de perdre quelques choses.
Quant aux morceaux de temps, si vous voulez savoir d'où ils proviennent, lisez le livre !

11th-May-2009 03:43 pm - Des fleurs et des groseilles
printemps
Ce week-end, nous avons profité d'une dédicace à Wavre pour faire un détour par Laeken où nous avons visité les serres royales qui ouvertes que trois semaines par an. Les pavillons de verre valent à eux seuls le coup d'oeil par leur élégante architecture et les espèces qui s'y trouvent ne manquent nullement de charme. Entre géraniums, azalées, fushias, arums blancs et rouges, glycines, palmiers élancés et autres plantes exotiques, c'était une véritable débauche de couleurs et de fragrances (même avec mon nez bouché, j'ai pu les sentir). Le parcours, bien conçu, permet de tout visiter à la façon d'une délicieuse promenade. Bref, c'est quelque chose à refaire régulièrement, car il règne une atmosphère de paix et de tranquillité dans ces serres, et ce malgré la présence de nombreux visiteurs.

Et le dimanche, nous fêtions la fête des Mères (puisqu'en Belgique, cela se passe le deuxième dimanche du 'joli mois' de mai). A cette occasion, j
'ai confectionné un petit collier assorti de boucles d'oreille pour la maman de Julien. C'était assez simple à faire (surtout avec le modèle), mais l'orientation des branches n'était pas évidente. Il faut dire que les tiges de métal utilisées sont vraiment malléables et que cela ne facilite pas toujours le travail.
Enfin... voici le résultat qui n'est pas trop mauvais, accompagné d'une petite pochette en feutrine, cousue main (au point de feston) et décorée d'une fleur au recto et d'un papillon (on ne le voit pas ici) au verso, pour ranger l'ensemble. 


                                                

Et comme toute la famille maternelle de Julien était rassemblée, après l'apéritif chez ses grands-parents, nous sommes allés aux Dauphins, la piscine locale pour un déjeuner impromptu. Comme j'avais déjà bien grignoté, je n'ai pris qu'une salade exotique, mais elle était délicieuse et de qualité comme les plats de chacun apparemment puisque tout le monde s'est régalé.

7th-May-2009 11:26 am - [Recette] Brioche au pavot
printemps
En attendant de recevoir les pralines lyonnaises roses/rouges concassées que j'ai commandées récemment, afin d'en agrémenter la fameuse brioche aux pralines comme la faisait maman, je me fends d'un autre accompagnement : le pavot. Et c'est très bon aussi.

Ingrédients

250g de farine
3 oeufs
25 ml de lait

30g de sucre en poudre
1 sachet de levure boulangère
150g de beurre

1 pincée de sel

100g à 150g de graines de pavot

(50 g de sucre brun ou de cassonade)
1 jaune d'oeuf pour dorer


Préparation

La veille, ou le matin, sortir le beurre et le mettre à ramollir 30 min. à 1 heure avant de commencer la préparation (sinon, le couper en très fines lamelles).
Délayer la levure dans le lait tiède dans un petit bol.
Mettre la farine, le sucre et le sel dans un saladier puis incorporer les œufs un à un en mélangeant bien.
Ajouter la levure délayée et le beurre bien mou. Mélanger jusqu’à l’obtention d’une pâte souple et homogène qui se détache des parois.
Laisser lever à température ambiante (au moins 2h, mais temps variable). Et quand la pâte a bien levé, la faire redescendre puis la mettre au réfrigérateur jusqu’au lendemain (ou, au minimum, 6 heures après).

Le lendemain, sortir la pâte, l’étaler sur un plan fariné, la plier en 3 ou 4 et l’étaler légèrement. Incorporez les graines de pavot en y ajoutant éventuellement du sucre ou de la cassonade. Puis replier la pâte, jusqu’à former un long boudin.
Couper le boudin en tronçons et les disposer dans un moule ou un cercle beurré.  Dorer au jaune d’œuf. Et laisser pousser de nouveau à couvert dans un endroit tiède.
Quand la pâte a bien levé, enfourner dans un four chaud et faire cuire 30 min. environ à 180°C. Vérifier la cuisson avec la pointe d’un couteau.
Après la sortie du four, laisser tiédir avant de démouler.


Avec les pralines roses ou rouges, c’est exactement le même procédé. Il vaut mieux qu’elles soient concassées (avec un marteau, c’est très efficace, si vous les achetez entières). Evidemment on peut ajouter n’importe quelle garniture : raisins secs gonflés dans le rhum, amandes effilées (ou non), pastilles de chocolat, zeste d’orange, lamelles de fruits confits, etc…

Le tout, c’est de bien faire gonfler la pâte les deux fois !




4th-May-2009 11:35 am - [Livre] La vallée des rubis
printemps
J'apprécie beaucoup Joseph Kessel, vous le savez, et, parmi mes dernières lectures, il y avait un de ses romans, intitulé La vallée des rubis.

                                             

Plus secrète que La Mecque, plus difficile d'accès que Lhassa, il existe au coeur de la jungle birmane une petite cité inconnue des hommes et qui règne pourtant sur eux par ses fabuleuses richesses depuis des siècles : c'est Mogok, citadelle du rubis, la pierre précieuse la plus rare, la plus chère, la plus ensorcelante. Mogok, perdue dans un dédale de collines sauvages par-delà Mandalay. Mogok autour de laquelle rôdent les tigres. La légende assure qu'aux temps immémoriaux un aigle géant, survolant le monde, trouva dans les environs de Mogok une pierre énorme, qu'il prit d'abord pour un quartier de chair vive tant elle avait la couleur du sang le plus généreux, le plus pur. C'était une sorte de soleil empourpré. L'aigle emporta le premier rubis de l'univers sur la cime la plus aiguë de la vallée. Ainsi naquit Mogok.

Un merveilleux voyage au fin fond de la Birmanie. De l'avion qui amène le narrateur et son ami Jean, à celui qu'ils prennent pour repartir, le lecteur va de découverte en découverte en savourant celles du "vieux lion". Les rencontres sont enrichissantes autant que mystérieuses. La région est magnifique autant qu'énigmatique, et chaque fois que Kessel en relève un minuscule morceau de voile, elle semble s'échapper tout en se laissant un peu connaître. Ce ballet de mystères qui se dévoilent et s'envolent tout à la fois est un dénominateur commun à de nombreux romans de l'écrivain. L'approche, en tapinois ou franche, se solde toujours par une échappée conférant un goût doux-amer aux parcelles révéléesEt c'est bien cela que j'aime dans cette écriture et ces histoires : la recherche, le voile effleuré, relevé qui finalement se rabat, signifiant qu'aussi près qu'on puisse se rapporcher et comprendre une culture, quelque chose nous échappera toujours, à moins, peut-être de s'y immerger totalement, en oubliant la sienne propre.
Mais revenons à Mogok. La balade dans la vallée des rubis ressemble à un conte et m'a rappelé à maints égards d'autres récits du genre, aussi bien en littérature, qu'en Bd (je pense à Théodore Poussin) ou au cinéma. Certaines coutumes autour des pierres précieuses m'ont fait sourire, car elles m'ont remis en mémoire l'excellent commentaire dispensé par l'audioguide du Musée du Diamant à Anvers (que je vous engage à visiter si un jour vous venez de ce côté) : l'absence de paroles dans les transactions, le tissu étendu sur les avant-bras de ceux qui négocient pour cacher le langage des doigts, ultra précis, voire la poignée de main qui entérine un terme à la négociation...
Les descriptions sont nombreuses et l'auteur campe des personnages (je pourrais l'écrire avec un "P") uniques, fascinants par leur parcours, leur façon d'être, leur singularité. Le ruissellement des pierres précieuses est magnifiquement décrit et on s'imagine facilement des rivières rouges étalées sur les tables ou au creux des carrières. L'action semble être mise au second plan, pourtant, elle est bien présente mais dispensée sans qu'on s'en rende compte. Chaque chapitre, chaque commentaire, en particulier au sujet du fabuleux trésor d'un certain marchand semble vouloir la faire exploser soudainement. Jusqu'aux dernières pages, on s'y attend, mais le dénouement est... ce qu'il doit être.
 
 
3rd-May-2009 02:38 pm - [Petites cartes] Corinne Demuynck
printemps
Parmi les cartes de la boutique e-mages reçues lundi dernier, j'ai particulièrement apprécié celles de Corinne Demuynck, dont les couleurs, la fraîcheur, la poésie et le côté féérique m'ont charmée et me semblent bien aller avec le printemps désormais solidement installé.
En voici quelques exemples :

                                            

   

   


printemps
Parmi mes lectures, deux concernaient le Japon. L'une était un roman de Ryu Murakami et l'autre un carnet de voyage d'un jeune Français.

                                           

Love & Pop traite d’une forme de prostitution propre au Japon : par l’intermédiaire de messageries téléphoniques, de jeunes lycéennes acceptent des rendez-vous avec des inconnus pour pouvoir s’acheter des produits de marque. Le roman raconte la journée d’une jeune fille qui, désirant absolument s’offrir la topaze aperçue dans la vitrine d’un bijoutier, accepte coup sur coup deux rendez-vous avec des hommes. Mais les rencontres ne vont pas se passer comme elle l’avait prévu…

Love  & Pop fait plonger dans l'univers glauque de l'enjo kosai, cette sorte de prostitution que pratiquent les jeunes collégiennes et lycéennes japonaises, afin, le plus souvent, de s'offrir des vêtements, bijoux et autres produits de marque. C'est même devenu un véritable phénomène de société et, qu'il y ait ou non des rapports sexuels, cela ne manque pas de faire frémir... d'autant qu'il s'agit de filles mineures... Mais il faut bien dire qu'au Japon la législation reste assez souple, voire nébuleuse, en matière de prostitution.
Le roman de Ryu Murakami, qui a déjà traité de ce sujet dans une nouvelle et dans un film, s'articule autour de cette journée passée par par une toute jeune lycéenne
dans le quartier de Shibuya, où elle a rendez-vous avec trois amies, lesquelles pratiquent également l'enjo kosai, depuis son réveil jusqu'au moment où elle retourne chez elle le soir pour se coucher. Confidente idéale, elle sait que certaines ont déjà été "jusqu'au bout", mais elle-même n'a jamais vraiment été au fond de cette pratique. Son désir obsessionnel vis à vis d'une jolie bague la conduit petit à petit aux limites... Et si tout commence plutôt bien, on peut dire que la suite glisse insidieusement vers le pire...
Le style peut désorienter de prime abord. Les pensées de Hiromi se m^lent aux conversations et aux bruits ambiants, s'affichant souvent au premier plan, un peu comme lorsqu'on marche ou qu'on patiente en captant des bribes de ce qui se dit autour de nous, mais sans vraiment s'y attarder. Il est quelquefois difficile de savoir où on en est, quand s'arrêtent les extraits radiophoniques, télévisés, les paroles des passants ou les commentaires des copines, car tout se suit sans marquer de véritable pause. Ce côté "warholien" est clairement revendiqué par l'auteure t confère quelque chose de spécial à l'ouvrage.
L'histoire se déroule sans à coup et montre les tréfonds d'une pratique qui paraît bien malsaine. Montrant qu'il s'est renseigné sur la question, Murakami transcrit des exemples de messages laissés sur les messageries téléphoniques (mais ce n'est pas du téléphone rose) et il faut bien dire qu'un certain malaise s'installe en les lisant. Le récit permet d'avoir des extraits des propositions laissées aussi bien par des hommes que par des jeunes filles (ou quelquefois des femmes mûres)...  Leur transcirption est faite de telle façon qu'on a l'impression d'écouter des annonces dans un hall de gare, comme si c'était banalisé. Ca donne des frissons. Exemple :
"Nous recrutons un papa en ce moment ! Si quelqu'un veut bien nous rencontrer une à trois fois par semaine... mais pas de sexe ! On préférerait quelqu'un de plus de 35 ans si possible. Nous sommes deux lycéennes de 16 ans. Nous tenons nos promesses et savons êtres discrètes. A bientôt. Euh, non, c'est tout, c'était de la part de Yuriko et Mami.
Enregistré aujourd'hui, à 12 heures 26 minutes. Message suivant, je vous prie.
Je suis Megumi, étudiante dans une école spécialisée. Je cherche quelqu'un pour un rendez-vous arrangé. Si ça vous tente, laissez-moi un message. Si possible, j'aimerais vous voir avant le 9 août, dépêchez-vous, s'il vous plaît. Au revoir.
Enregistré aujourd'hui, à 12 heures 30 minutes. Message suivant, je vous prie."
Edifiante lecture, en tous cas !!
 
                                  

L'autre ouvrage aux couleurs japonaises, c'est Tokyo Sanpô, de Florent Chavouet, dont vous pouvez voir des extraits en cliquant sur ce lien.


Voici un guide de voyage dans Tokyo qui ne ressemble à aucun autre ! Partir à la découverte de Tokyo, le nez au ras du trottoir et l’œil à l’affût, arpenter le bitume à hauteur d’homme et saisir les instants fugitifs, saugrenus et si caractéristiques dans leur étrangeté de la capitale du Japon. Avec pour seuls outils et compagnons les plus fidèles, une bicyclette, une chaise pliante de pêcheur, et bien sûr des crayons de couleur.
Chaque chapitre s’organise autour d’un quartier, avec sa carte et son koban, autrement dit son commissariat, aux architectures plutôt délirantes.Un humour décapant et un coup de crayon talentueux qui nous entraînent dans un Tokyo surprenant au gré d’une humeur vagabonde et d’un esprit curieux.
« A mon retour en France, on m’a demandé si c’était bien la Chine. Ce à quoi j’ai répondu que les japonais, en tous cas, y étaient très accueillants »

La présentation de l'éditeur, Philippe Picquier, dit tout. Il s'agit d'un carnet de voyage qui fait office de guide dans différents quartiers de la capitale nippone, découverte, au gré de ses envies, par l'auteur qui accompagnait son amie durant son stage de 6 mois au Japon.
Chaque chapitre commence par une carte dessinée du quartier visité, ou dans lequel F. Chavouet avait ses habitudes, et prend pour point de repaire le "koban", autrement dit le commissariat local. L'auteur croque tout ce qu'il voit, lui paraît insolite, ou amusant. Ca peut être les passants, croqués depuis son siège pliant ou depuis un café, ou encore des bâtisses originales ou qui ont été le lieu de quelques rencontres singulières. Parfois, il reproduit les étiquettes des fruits, des produits qu'il achète ou même de la monnaire japonaise.
Les commentaires sont plein d'humour et m'ont maintes fois fait sourire. L'un des passages est succulent ; il s'agit de sa petite séance d'interrogatoire dans un commissariat nippon, qui semble tout droit sorti d'un de nos vieux films français ^^
Les crayons de couleurs, utilisés ici, confèrent un petit coté "cahier d'écolier" à l'ensemble, qui n'a pas été pour me déplaire.
A découvrir ^^
 
26th-Apr-2009 05:00 pm - [DVD] Battlestar Galactica
printemps
Pendant plusieurs semaines, nous avons visionné les épisodes des quatre saisons de Battlestar Galactica. Je ne suis pas amatrice de séries, mais là, j'ai vraiment accroché et suivi l'histoire avec plaisir, de bout en bout.

     

Les cylons, robots humanoïdes créés par les humains et dont ils sont devenus les ennemis jurés, ont complètement disparu de l'univers connu depuis la signature d'une trêve une quarantaine d'années auparavant. Durant ce répit, les Humains ont reconstruit leurs mondes (les Douze Colonies), créant de nouveaux vaisseaux et vivant désormais dans une certaine insouciance du passé. Le vieux battlestar Galactica, qui a rendu de fiers services lors de la première guerre contre les cylons, est sur le point d'être démilitarisé et transformé en musée.
C'est le moment que choisissent les cylons pour réapparaître, dotés de nouvelles technologies qui leur permettent de ravager à nouveau les douze colonies humaines. Protégé des virus informatiques ennemis parce qu'obsolète, seul l'antique Galactica parvient à résister à l'attaque et devient ainsi l'unique escorte militaire d'une flotte spatiale hétéroclite regroupant les derniers survivants de l'humanité. Afin de se donner un nouvel espoir, les réfugiés partent alors en quête d'une mythique treizième colonie qui porterait le nom de « Terre » tandis que, les cylons se lancent à leur poursuite, déterminés à les exterminer.

Voilà pour la synopsis contenant déjà tous les ingrédients qui seront développés au fil des quatre saisons. Il s'agit donc d'une quête pour la survie, mais aussi d'une quête mystique qui emprunte aussi bien à la Bible qu'aux mythologies gréco-romaines, le tout dans un univers de science-fiction. L'intérêt de la série et le fait que je m'y sois si bien plongée, tiennent non seulement à l'actualité et à la pertinence des nombreux thèmes abordés, mais aussi à une impressionnante galerie de personnages.

Ces derniers ont tous leurs qualités et leurs défauts et il est difficile de dire quel est le meilleur tant les acteurs les campent avec talent. Certains sortent cependant du lot et amènent à se passionner pour leur caractère. Ainsi, j'ai une petite faiblesse pour Kara et son côté autodestructeur, qui prend tout son sens dans la dernière saison. Gaius Baltard, le "grand scientifique" m'a énervé par sa vanité, mais il s'avère être un personnage des plus complets et complexes. Il y a bien sûr aussi le duo des Adama, père et fils, les "bons et vertueux", jusqu'à un certain point, qui forcent la sympathie (surtout le père). Mais j'avoue une préférence pour Helo, aussi beau gosse que Lee Adama, mais qui semble avoir le meilleur fond. Il est le plus à l'écoute des autres et son destin est riche en promesses. Il y a aussi la présidente Laura Roslin ou encore Tight (je l'aime bien ce doberman qui chaque fois est plus complexe et riche) et Guetta. Sans parler des cylons... Ceux-là, ma foi, ils ont connu toutes les couleurs de mes affects. Leoben me pétrifiait jusqu'à la fin de la saison 3. Caprica 6 me sortait par les yeux, mais... (je n'en dis pas plus au risque de spoiler). Ma préférée, c'était Sharon.
On peut dire qu'à propos des cylons, des fameux douze, dévoilés peu à peu, les scénaristes ont fait fort. Je ne veux pas éventer la surprise, donc je ne citerai pas de noms autres que ceux connus dès le début de la série, cependant, pour certains, je ne m'attendais pas à ce qu'ils soient des machines. Pour d'autres, la puce m'est venue à l'oreille petit à petit et cela s'est avéré juste.

Bon, côté histoire, selon les épisodes, c'est plus ou moins enlevé et réussi. Néanmoins, dans l'ensenble, toutes les saisons se révèlent à la hauteur de mes attentes. De même que la fin qui invite à une grande réflexion. Mais on pourrait en dire de presque tout le reste. A noter qu'entre les saisons 2 et 3, ainsi que 3 et 4, les petits épisodes parus sur le web permettent de mieux comprendre certains évènements et réactions. A mon sens, il est préférable de les voir. Pour les thèmes abordés, je l'ai dit, ils sont très actuels et traités avec réalisme. Enfin, le réalisme d'une situation de fuite et de guerre dans l'espace ^^ Pourtant, dans le fond, ils sonnent juste, même ceux qui, de prime abord, paraissent un peu décalés, comme l'épisode autour du marché noir ou celui concernant les grèves générales.

 
21st-Apr-2009 03:44 pm - [Livre] Museum
printemps
Plusieurs lectures ces derniers temps, toutes intéressantes à divers égards, et il est difficile de savoir par laquelle commencer pour donner un avis.
Autant prendre un beau livre et j'ai donc choisi d'écrire quelques mots sur Museum, petite collection d'ailes et d'âmes trouvées sur l'Amazone de Frédéric Clément (que j'avais découvert avec son Magazin Zinzin et Minium).
J'avais déjà évoqué, il y a quelques mois, son délicieux et délicat Grains de beauté et je n'attendais que de trouver en ligne (faute de librairie) ce Museum dont le titre m'inspirait déjà lorsque je travaillais à la Médiathèque.
Et je n'ai pas été déçue !

                        

L'objet en lui-même s'avère beau et précieux. S'ouvrant comme un écrin (les 2 premières photos en haut), il contient l'ouvrage ainsi qu'un feuillet double présentant les douze papillons, les douze paires d'ailes, autour desquelles l'auteur décline son rêve (les 3 premières photos du bas). Car c'est bien d'un songe qu'il s'agit, le long des fines nervures, des lacs et des collines qui peuplent les ailes de somptueux lépidoptères.
Et ça commence ainsi :

Chère Amie,
Ce soir, sur les bords du fleuve Amazone, je me décide à ficeler cette boîte de bois vert. Mon journal d'entomologiste, mes notes, mes photographies, mes tremblantes esquisses, qui me brûlent maintenant les doigts, je vous les confie. Après des jours de recherche et des nuits d'insomnie, je peux vous le certifier certains papillons sont des âmes. Ils gardent gravés sur leurs ailes les instants les plus précieux d'une vie : les souvenirs les plus rares. À l'intérieur de cette boîte, vous trouverez, chère Amie, douze papillons de ma collection, douze âmes de personnages qui ont révélé, sous ma loupe, d'émouvants éclats de leur vie, Lola de Barcelone, Kubilaï Khan, Zygaena l'écuyère et...

Au fil des ailes, dans la moiteur de la forêt amazonienne, le lecteur découvre des vies, des noms, des visages. Alternant le style typographique selon les notes du narrateur et ses visions oniriques, le texte se révèle tour à tour savoureux, doux, parfumé, piquant, mélancolique, amusant.  Vivant. Et éphémère. Chaque fois qu'un nouveau papillon déploie ses ailes pour l'exploration, une feuille de calque épais, se supperposant à la suivante ornée du lépidoptère du moment, indique où s'est perdu le regard du narrateur et s'accompagne, au dessin, d'un agrandissement du fragment choisi  révélant le fond du nouveau songe. Je m'explique mal sans doute, mais j'ai essayé d'illustrer mon propos avec la dernière photo en bas à droite. Bref, ce calque permet aussi au lecteur de "voir" ce qu'aperçoit le narrateur et de mieux pénétrer dans son univers.
Parmi les rencontres proposées, j'ai particulièrement apprécié celle avec le plumassier aztèque renfermé dans l'Arcas imperialis, celle où Utamaro tente de dessiner les douze damoiselles blanches de l'Actias selene et celle avec Marco Polo à travers les grains noirs du Spilossoma lubricipeda. Mais toutes les histoires, toutes les âmes sont belles, joliment narrées et intrigantes.
Ce Museum est un petit bijou qu'un ouvre et explore au gré de l'humeur, comme le fait l'explorateur de Tabatinga.


Inévitablement, cette lecture m'a donné envie de me plonger dans d'autres des charmants écrits de Frédéric Clément. J'ai donc acheté depuis peu son Passe-musée, passe-temps, passe-passe et passe-menteries qui, à première vue, me paraît très prometteur et propose une promenade hors du commun dans les musées de Paris. Rien que la présentation du livre vaut le coup d'oeil. Et je lorgne déjà sur Hanafuda, le jeu des fleurs, mais aussi Songes de la Belle au Bois Dormant et Le livre épuisé (qui risque d'être difficile à dénicher parce que... épuisé !)
printemps
Délaissant ma grande oeuvre du moment, j'ai entrepris de broder une fée du printemps pour l'anniversaire de mon amie Karine. Le modèle provient du même livre que la carte de Maël. Le rose proposé  ne me plaisant pas, j'ai changé les couleurs mais il a été difficile d'harmoniser l'ensemble ensuite au niveau des jaunes (d'or à la base) de la jupe et des nuances de la fleur. Pour un petit côté féérique en plus, j'ai utilisé du fil irisé pour une partie des ailes et les oeillets de la traîne, cependant la photo ne rend pas justice à cette brillance.

Voilà le résultat :

                                 

Et l'évolution de l'ouvrage :



16th-Apr-2009 03:10 pm - Contes par milliers
printemps
Déjà petite, je raffolais des livres de contes, ça n'a guère changé.
Comme si les albums dits "jeunesse" n'étaient pas suffisant, il a fallu que je cherche et retrouve certaines compilation de mon enfance.
Ca a commencé chez Laurent, le libraire (BD surtout) du Blandys book qui avait dans ses rayons un exemplaire d'une intégrale des Contes d'Andersen, illustrée par Miloslav Disman. Certes ce n'était pas l'édition de récits choisis qui m'a enchantée petite, mais les dessins étaient jolis alors...  j'ai cédé à la tentation ^o^



Puis, allée avec Martine chez un bouquiniste près de Mouscron, j'ai trouvé l'intégrale des Contes de Grimm éditée par Gründ et illustrée par Jiri Trnka que je connaissais bien pour en avoir souvent tourné les pages. A raison de 5€ le pavé, pourquoi bouder mon plaisir ?



Enfin, partie à la recherche d'une édition des Contes de Perrault que possédait maman, j'ai déniché sur ebay deux ouvrages splendides, parus en 1955, et illustré par la talentueuses Manon Iessel. Forcémment, j'ai craqué et ne le regrette nullement.



Il y a de quoi se régaler, non ?

Pour les
Contes de Perrault, il me manque encore "Barbe Bleue", "Peau d'âne" et "Riquet à la Houppe". Je vais donc poursuivre mes recherches. J'ai aussi envie de retrouver la version que j'avais de plusieurs contes choisis d'Andersen parmi lesquels "Le Jardin du Paradis", "La malle flottante" et un autre que j'aimais particulièrement avec une hisotire sous une colline (mais je ne me souviens plus du titre, sniff). Et enfin, j'aimerais bien acquérir les livres de contes russes illustrés par le génialissime Ivan Bibiline.

printemps
Ce week-end de Pâques a été bien occupé.

Mon frère Benoît, ma belle-soeur Florence et ma jeune nièce Apolline (pas encore 5 mois) sont arrivés vendredi 10 en début de soirée. Julien et moi étions très contents de les voir, même si cela a demandé un réaménagement de notre emploi du temps (nous devions passer deux jours au festival Trolls et Légendes). Nous avons constaté qu'Apolline avait déjà bien grandi et était toujours aussi calme que lors de notre séjour à Nancy nb : (tonton gâteau était de retour !).



Samedi, dès le début d'après-midi, nous sommes sortis dans Anvers pour faire les honneurs de la ville marchande à nos hôtes. Passage à la gare d'abord, qui est maintenant totalement restaurée. Traversée du Meir qui accueillait une foule de passants comme d'habitude, avec un crochet par la maison de Rubens. Nous sommes arrivés ensuite à la Groenplats et avons poursuivis jusqu'à la cathédrale et ses trésors (des Rubens, entre autres). Nous avons bu un verre, en mangeant du fromage, sur la Grand Place, ornée de la fontaine Brabo. Au retour, nous sommes passés par la rue des chocolatiers (Burie, Neuhaus, etc) et avant pris la Léopoldstrat pour leur montrer le Jardin Botanique, le Théâtre Bourla, et au bout, l'immense bâtiment de la Banque Nationale. Puis nous sommes rentrés en remontant les 'lei'. Evidemment, tout du long, conversation à bâtons rompus ^^

Dimanche matin, les cloches étaient passées et c'est d'un oeil curieux qu'Apolline a regardé les oeufs, poule (dindon ?), et autre délices en chocolat et pâte d'amande. Miam, miam !!



Ensuite, direction Mons pour la 3eme édition de Trolls et Légendes, le festival du fantastique. Après avoir laissé Benoît à ses dévotions, nous avons pénétré dans ce lieu de magie. Les invités d'honneur étaient Brian et Wendy Froud, qui ont donné un visage aux membres du Petit Peuple et ont collaboré à l'incontournable Dark Crystal. Dès l'entrée, on pouvait admirer quelques toiles de divers artistes montrant toute la richesse de l'univers de la Fantasy et du Fantastique.

                                                

Dans la première salle, on trouvait bien sûr les tables de dédicaces des auteurs de BD ou de romans, mais aussi de nombreuses échoppes proposant divers produits (robes, armes, bijoux, etc). La seconde salle était exclusivement consacrée aux jeux de plateaux, de rôle, de cartes, de figurines et de nombreux joueurs y étaient attablés. Dehors, des tentes étaient dressées et accueillaient d'autres échoppes ainsi que quelques jeux médiévaux (tir à l'arc, entraînement de chevalier, etc.)

Mais Trolls et Légendes, c'est avant tout et surtout une grande mascarade. Beaucoup de festivaliers sont en effet parés de leurs plus beaux atours... fantastiques. Le grand Cornu passe en musique avec sa troupe, des élégantes promènent leurs belles robes médiévales ou elfiques, un ange aux cheveux bleus apparaît, des nymphes des bois se laissent photographier, le terrible Roi-Sorcier de Morgul terrorise les passants... Même les enfants se prennent au jeu, comme en témoignent un preux chevalier et quelques lutins, farfadets et autres petites fées. Sans parler de tous ces professeurs, Mangemorts, et élèves échappés de Poudlard (sacrée Bellatrix !!)



Les auteurs de fanzines et illistrateurs de tous bords étaient également présents et, bien sûr, j'ai cédé à la tentation, contaminant même Julien. Le choix a été rude, mais c'est avec plaisir que j'ai retrouvé le travail de Laurence Péguy dont j'ai acheté quelques cartes et le dernier fanzine spécial Harry Potter (consacré au tome 7 de la saga). Ca a été l'occasion d'avoir une petite dédicace (Narcissa Malefoy) et de discuter un peu tout en admirant les belles pages de son spécial "Le défilé de Tonks" (j'ai pris quelques cartes dont deux sont visibles ci-dessous). 



A son stand, se trouvait aussi Ana Héau dont j'ai découvert le travail, tout en papotant avec Miouk, paré par les soins de Shaniah.



Benoît, Florence et Apolline (toute sage malgré le bruit) sont repartis en début d'après-midi pour Dunkerque, tandis que nous nous apprêtions à rencontrer les auteurs BD que nous voulions voir. A savoir, Olivier Brazao, Béatrice Tillier et Alice Picard. Après la dédicace sur Shewokees par Brazao, nous sommes allés de l'autre côté de la table pour parler avec Alice et lui demander une Weëna "en belle robe". Tandis que nous discutions de ses progrès, de ses ex-libris et de ses originaux, elle a été appelée pour recevoir un prix Trolls et Légendes 2009. Durant son absence, notre tour était venu de passer avec Béatrice Tillier qui a dessiné une jolie fée de trois quarts sur l'intégrale Fée et tendres automates. Ca a été l'occasion d'acheter quelques ex-libris pour Julien et de parler de quelques projets. Au retour d'Alice, nous avons terminé notre conversation et acquis deux petits crayonnés très élégants (ici à droite) représentant tous deux Weëna. Si Julien a craqué sur le second, tout d'élégance et de charme, j'ai été fascinée par le premier montrant la belle voyant son reflet dans le miroir, sous l'apparence de son ancêtre Brunillia.

       

Cédant à la tentation des cartes, Julien a acheté plusieurs productions de Jim Colorex, tandis que je l'incitais aussi à prendre deux illustrations de Brucéro (La barque funèbre et Morgane de rouge vêtue). Le stand tout proche d'Elei Alfirin proposait du papier à lettres, des enveloppes et des cartes toutes mignonnes disigné par l'équipe de "Water Lily island".



Au même stand, petit coup de coeur aussi pour certains des travaux de Feimo que vous pouvez voir ci-dessous.



Après ces achats, nous avons fait un nouveau tour des salles et Julien m'a offert un délicat collier-fleur puis nous avons quitté le festival pour nous rendre à Mouscron où nous avons passé la fin du week-end avec Martine (sa maman), Jean-Marc et Matthieu.
printemps
Samedi 4, levés aussi tôt que les jours précédents afin de profiter au maximum de notre dernière demi-journée à Rome, nous avons quittés l'hôtel pour nous diriger aussitôt vers la gare Termini où nous avons laissé notre bagage, avant de nous orienter vers la place Saint-Jean-du-Latran. Nous y sommes parvenus sans peine, par des grandes rues et de petites ruelles. 

Arrivés perpendiculairement à la place, nous avons d'abord vu la chapelle abritant la Scala Santa, l'escalier sur lequel le Christ aurait été présenté à Pilate. Malgré l'heure encore matinale, des personnes le montaient déjà à genoux et en priant. Comme je l'ai expliqué à Julien, j'avais fait cette montée orante lors de mon 2eme séjour à Rome, en compagnie de Julieta, une amie arménienne. En haut de l'escalier (sommet qu'on peut atteindre par d'autres escaliers monumentaux placés sur les côtés), est visible la chapelle privée des papes, riche d'or et de pierreries. En bas, à l'entrée, plusieurs statues montrent différents épisodes liés à la Passion, dont le baiser de Judas et "l'Ecce homo" de Pilate. De là, nous avons rejoints facilement la très grande place du Latran et avons pu admirer la façade de la basilique surmonté par d'imposantes statues. Petite émotion aussi, en admirant les portes centrales en bronze qui ne sont autres que celles de la Curie romaine ! L'intérieur, clair et fastueux, est un chef d'oeuvre du baroque, mais bien plus calme que la basilique Saint-Pierre. Tout près, le palais du Latran, datant du XVIe siècle, marque un autre moment cruciale de l'histoire italienne et de l'Eglise, puisque c'est d'un de ses balcons qu'ont été signés et proclamés en 1929 les fameux accords entre le Saint-Siège et Mussolini.



En redescendant vers le Colisée par la Via di Santi Quattro Coronati, nous sommes arrivés à l'église Saint-Clément que je voulais absolument faire visiter à Julien. En effet cet édifice est construit sur trois niveaux. On peut voir de prime abord l'église du XIIe siècle, à la façade ornée d'une mosaïque et conservant de très belles fresques autour de la vie de sainte Catherine dans une des chapelles. Mais, si on pénètre en-dessous, on peut admirer les restes (importants) de l'église du Vème siècle et, plus bas encore, les vestiges de l'ancien temple dédié à Mithra, qui date du Ier siècle. Cette partie souterraine, très humide (espérons qu'elle résistera encore un peu à l'emprise du temps), est fantastique pour peu qu'on s'intéresse aux vieilles pierres ou à l'acculturation religieuse. En revanche, interdiction d'y prendre des photos, donc les souvenirs restent uniquement dans la tête.
Sortis de là, nous avons continué notre descente, accompagnant (si j'ose dire) une manifestation qui se rendait dans le centre. Après avoir longé la Maison Dorée de Néron et contourné le Colisée, nous avons emprunté quelques ruelles menant à une autre église que je voulais montrer à Julien : San-Pietro-in-vincoli. Elle a été bâtie au Ve siècle pour abriter les chaînes de saint Pierre (quand il était prisonnier à la Mamertime) et nous avons vu ces-dernières, exposées dans une crypte derrière l'autel. Mais il n'y a pas que ça. Le majestueux (et cornu) Moïse de Michel-Ange orne le mausolée du pape Jules II (allongé "comme une tapette", dixit monsieur) et vaut le détour à lui seul (sans compter qu'il est bien plus accessible que la Piétà...).



Ensuite, comme nous nous l'étions promis, nous avons pris la direction de la Piazza Navona pour retourner là où nous avions déguster de savoureuses glaces. En chemin, nous nous sommes arrêtés au Gesu, l'église des Jésuites, à la façade sage et à l'intérieur digne du baroque le plus flamboyant. Si Julien a bien réussi la photo des plafonds, en revanche il a rété celle du monumental autel de saint Ignace qui montre le triopmhe de la Contre-Réforme. Enfin, le Frigidarium s'est montré au détour d'une rue et nous avons savouré chacun deux glaces - straciatella/noisettes, straciatella/truffe puis citron (miam miam). Après, il était déjà l'heure de retourner à la gare pour y récupérer notre valise et prendre le train pour l'aéroport. Las, en matière de bus, on ne peut pas dire que celui dans lequel nous sommes montés aie été pressé.

                                           

Nous sommes arrivés juste à temps pour le train, mais, si nous avion su que nous attendrions aussi longtemps au terminal, nous n'aurions pas couru. En effet, arrivés relativement tôt, notre enregistrement fait, nous avons eu du temps à tuer. J'avais mal au crâne, donc c'était un peu rude pour moi. La suite n'a pas été mieux. lors de l'embarquement, nous nous sommes mis dans la file pour être refoulés sur un sec "c'est le prochain avion" (l'autre était un vol de Lufthansa). Et finalement, comme d'autres passagers, nous nous sommes aperçus que notre porte d'embarquement avait changé. Nous avons couru à l'autre (heureusement pas trop éloignée) et là, nous avons encore attendu une bonne heure avant de partir sur un avion d'Air One (et non d'Alitalia comme prévu - on comprend qu'ils aient des problèmes). Deux heures plus tard, la Belgique nous attendait ainsi que le mauvais temps. Si j'ai bien résisté à la migraine durant le vol, à la gare de Bruxelles Nord, je n'en pouvais plus et j'ai dégobillé tout ce que j'avais dans le ventre. Le retour a été dur pour moi car mon estomac faisait des bonds. Et finalement, plutôt que de prendre le bus à Anvers pour rentrer à la maison, Julien a appelé un taxi. A peine rentrée, j'étais couchée avec du froid sur la tête. Mais à part ces désagréments durant les trajets, je peux dire que c'était de superbes vacances éclair ^O^

printemps
Vendredi dernier, nous avons consacré notre balade-découverte romaine aux... vieilles pierres. Vous me direz qu'il y en a partout et de toutes époques. Certes. Mais là, c'était toute la partie antique qui nous intéressait. Donc, tôt le matin, nous avons pris la direction du Colisée, en nous arrêtant d'abord à la Fontaine de Trévi (que nous n'avions pas eu le temps de voir la veille) qu'il a été bien difficile de trouver faute d'indications dignes de ce nom (je me souviens que les deux fois où je suis allée à Rome avant, je l'ai cherchée un bon moment avant de trouver la bonne rue et la bonne place). Commandée par le pape Clément XII en 1732, la fontaine de Trévi est un monument du baroque impressionnant par sa taille et parce que, finalement, il occupe la plus large partie d'une place somme toute petite. Julien et moi avons sacrifié à la tradition qui veut qu'on lance deux piécettes par-dessus l'épaule, l'un pour un voeu, l'autre pour revenir un jour à Rome.



Ensuite, toujours à pied, nous avosn gagné la piazza Venezia et, de là, le Colisée, à ce moment-là, baigné de soleil. Le parvis, devant, était noir de monde, mais nous sommes entrés relativement facilement, munis de nos audioguides. Une nouvelle fois, nous pouvons dire que nous en avons eu pour notre argent tant le commentaire était complet et détaillé. Je conseille d'ailleurs fortement de les louer car ils permettent d'avoir une très bonne idée de ce qu'on voit et de mieux en profiter. Commencé par Vespasien ("Non olet!") en 72, continué par Titus et achevé par Domitien en 82, cet lieu de jeux spectaculaires est impressionnant, aussi bien par son envergure que par la manière dont il a été bâti. C'est sans peine qu'on veut bien croire que des combats y étaient donnés toute la journée par de riches Romains. La visite débute par la partie supérieure et donne une bonne vision d'ensemble, permettant de bien observer l'architecture et d'avoir uen vue imparable sur les fosses souterraines où étaient parqués les animaux, mais aussi les armes et les gladiateurs qui attendaient de se battre. De là également, on a un beau panorama sur l'extérieur, en direction du forum romain et de l'arc de Constantin. Quelques arbres de ce côté-là signalent l'endroit où se dressait autrefois la statue colossale de Néron qui a donné son nom à l'immense cirque. Une insciption lapidaire de juin 1944 a attiré notre oeil, de même que certains éléments d'une exposition autour de Vespasien qui se tenait sous les arcades du Colisée. Au niveau inférieur, nous avons pu observer en particulier les escaliers étroits et raides qui menaient aux loges et autres gradins, ainsi que certaines colones remarquables.



Sortis du Colisée, nous avons longé les forums impériaux (dans le mauvais sens, mais peu importe), à savoir, d'un côté celui de Trajan, dominé par la fameuse colonne trajane illustrant ses vistoires sur les Daces et son célèbre marché. De l'autre impossible de manquer les forums de César et d'Auguste qui enserrent ceux de Vespasien (encore lui, le bienfaiteur des gens aux envies pressantes !) et de Nerva. Peu de vestiges à voir, mais une forte émotion malgré tout et, pour moi, le plaisir de les voir envahis par les coquelicots ^^ A noter que Julien a absolument voulu prendre son vieil quasi-homonyme en photos (Jules, bien sûr). Sur le chemin, je l'ai entraîné dans la basilique Saints-Côme-et-Damien, bâtie sur une partie du temple de Romulus et où de très anciennes fresques sont encore visibles. Ensuite, longeant le flan du forum romain, nous avons pénétré dans la célèbre prison Mamertime qui a accueilli, entre autres, saint Pierre et Saint Paul, Vercingétorix et Jugurtha. Il était déjà midi passée après ce passage et nous avons donc cherché un restaurant dans les environs du Capitole, ce qui nous a fait atterrir dans un petit resto près de la Via San Teodoro et d'une fontaine aux tortues, très calme et propret où nous nous sommes régalés.



En tout début, direction le forum romain qui nous a bien occupés. Chaque fois, je m'étonne de la petitesse apparente de son étendue et de la forte émotion qui se dégage des antiques pierres. Lieu propice à la méditation ! Basilique émilienne aux larges dimensions (celles d'une cathédrale gothique) et pierre indiquant là où commençait l'Argilète (rue menant au quartier de Suburre). Curie qui a l'air minuscule au regard de son importance (vide lors de mes premiers voyages, et là emplie de quelques belles sculptures et bas-reliefs) - ça fait quelque chose d'y pénétrer - et place des Comices en face. Nous n'avons pas pu voir le Lapis niger parce qu'il y avait des travaux tout autour. L'arc de Septime Sévère (érigé en 203) célèbre la victoire de l'empereur sur les Parthes et forumille de bas-reliefs détaillés. Non loin, nous avons aperçu le petit monticule dédié à Vulcain qui cache l'Ombilicus marquant le centre de l'Urbs. Superbes colonnes (8) du temple de Saturne en contrebas du Capitole. En face, s'étendent le temple de la Concorde, celui de Vespasien et la colonne de Phocas, isolée mais entourée d'un figuier, d'une vigne et d'un olivier, symboles de prospérité. A côté, les pierres de la basilique julienne, et, tout près, l'autel de César (toujours fleuri, où le corps du général et dicatateur aurait été incinéré. En retournant vers la Via Appia, nous avons vu le temple de Castor et Pollux, les jumeaux (frères d'Hélène) dont les statues ornent le haut de l'escalier menant au Capitole, et celui, circulaire, de Vesta, ainsi que l'entrée du Cloaca Maxima, le grand égout ^^ De l'autre côté, derrière les forums impériaux, s'élèvent le temple d'Antonin et Faustine aux colonnes de marbre monumentales, et, plus loin, l'impressionnante basilique de Maxence et Constantin. Pour finir, nous avons regardé l'arc de Titus (célébrant la prise de Jérusalem en 70) mais qui semble bien fade en comparaison de ceux de Constantin et de Septime Sévère.
A noter : le forum romain est désormais payant mais il existe un billet combiné permettant de visiter également le Colisée et le Palatin.



Nous sommes ensuite passés au Palatin, lieu de résidence des grande famille patricienne. Depuis les jardins Farnèse, nous avons eu une très belle vue du forum en contrebas. L'ombre des arbres nous a permis de nous rafraichir, tandis que nous nous orientons vers la partie ancienne et les fameuses "domus". Ca et là se dressent quelques pans de murs ou quelques colonnades, mais il faut chercher les panneaux indicatifs pour avoir une idée de ce qu'on admire. Nous avons pu voir les restes des maisons Flavia et Augusta (d'une taille et d'une profondeur impressionnante), de celle d'Auguste et de Livie, les ruines du temple de Magna Mater et quelques vestiges préhistoriques, ainsi que le palais de Tibère et le splendide stade érigé sous Domitien.



Redescendus par la via San Gregorio, nous sommes arrivés au Circus Maximus dont il ne reste que le tracé oblongueAprès nous être reposés, nous avons poursuivi notre route en montant sur l'Aventin. Je voulais en effet montrer à Julien un endroit d'où on a une très belle vue sur Rome ainsi que l'église-couvent des Dominicains, Santa Sabina, où j'ai passé de nombreuses matinées dans la petite salle des archives. L'édifice d'origine remonte au Ve siècle et quelques pierres gravées et bas-reliefs sont exposées à l'entrée de l'égliseA l'intérieur, outre quelques pierres tombales médiévales très bien conservées, on peut voir l'emplacement du supposé dernier sépulcre de saint Dominique, fondateur de l'ordre, marqué par une jolie mosaïque.
Ensuite, nous avons parcouru les rues de cette colline pour repartir en direction des thermes de Caracalla, notre dernier lieu à visiter ce jour-là. arrivés sur les coup de 17h, nous avons eu une petite heure pour en faire le tour et admirer ce grand complexe, pourvus de nos très bons audioguides. Erigé sous l'empereur Caracalla (entre 212 et 216), ce lieu de bains s'étend sur 13ha et sont relativement bien conservés. Nous y avons admirés, le vestiaire et ses restes de mosaïques, la palestre, le frigidarium et ses bassins, ainsi que le caldarium et son système de chauffage. Les commentaires nous ont donné une idée du parcours suivi dans ces thermes par les usagers et sur les niches qu'on apercevait ça et là. Au fond du terrain, nous avons pu voir les colonades d'un aqueduc ainsi que les restes des bibliothèques.



Vannés, nous sommes rentrés à l'hôtel en bus pour prendre une douche et sortir grignoter un morceau dans le quartier de Termini, où les jeunes faisaient la fiesta, sous l'oeil plus ou moins vigilant des policiers.

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